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La Russie

La Russie (russe : Россия, Rossiïa) ou Fédération de Russie (russe : Российская Федерация, Rossiïskaïa Fédératsiïa) est un pays peuplé de 142 millions d’habitants (en 2007)[1]. Le pays est à cheval sur l’Europe (25,3 % de sa superficie) et l’Asie (74,7 %). Son territoire est le plus grand de la planète : d’ouest en est (de Kaliningrad à Vladivostok) il mesure plus de 9 000 km, il s’étend sur 17 millions de km² (soit deux fois celui des États-Unis et 32 fois celui de la France) et compte onze fuseaux horaires. Bien qu’entourée de nombreux océans et mers, la Russie est caractérisée par un climat continental et les rigueurs hivernales sur la majeure partie du territoire. La Russie dispose de ressources minières (charbon, fer, nickel, diamant, etc.) et énergétiques (pétrole, gaz) abondantes, qui en font l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux. Elle a hérité de l’URSS une industrie lourde puissante (aciérie, raffineries, industrie chimique). Les secteurs liés à l’armement et à l’aérospatiale sont également fortement développés, ce qui a permis au pays de jouer un rôle pionnier dans la course à l’espace. La Russie fut la plus importante des 15 républiques de l’Union soviétique dont elle constituait le noyau historique. L’URSS éclate en 1991 en 15 pays indépendants, dont la Fédération de Russie, qui a repris de l’ancienne grande puissance mondiale les 3/4 de son territoire, plus de la moitié de sa population, les deux tiers de son industrie et la moitié de sa production agricole. Principale héritière de l’ancienne Union soviétique, elle occupe désormais sa place dans les institutions internationales, dont le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, tout en assumant également le passif financier de l’URSS. La Russie est une fédération constituée de 83 sujets disposant d’une autonomie politique et économique variable. Le découpage, tenant compte entre autres de la présence de minorités, existait déjà dans l’ancienne URSS. Depuis le début des réformes de la deuxième moitié des années 1980 (perestroïka et glasnost), le pays a graduellement opté pour un régime parlementaire pluraliste et l’économie de marché.

Frontières de l’État

La Russie possède des frontières terrestres avec 14 pays (dans l’ordre inverse des aiguilles d’une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège 167 km, la Finlande 1 313 km, l’Estonie 294 km, la Lettonie 217 km, la Biélorussie 959 km, la Lituanie 227 km, la Pologne 206 km, l’Ukraine 1 576 km, la Géorgie 723 km, l’Azerbaïdjan 284 km, le Kazakhstan 6 846 km, la République populaire de Chine 3 645 km, la Mongolie 3 441 km et la Corée du Nord 19 km. Elle possède également des frontières avec deux républiques séparatistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud dont elle a reconnu l’indépendance en 2008.

Subdivisions

La Russie est une fédération constituée de 83 sujets qui disposent chacun d’une certaine autonomie. Chaque sujet envoie deux représentants au conseil de la Fédération (le sénat). La présence de 128 nationalités et le poids de l’histoire ont abouti à un découpage du territoire en de nombreux sous-ensembles aux dimensions et fonctionnement variables. La fédération de Russie est constituée de : * 21 républiques qui constituent les territoires d’ethnies (comme le Tatarstan) et disposent de la plus grande autonomie ; * 46 oblasts (régions) (en russe область) et 9 kraïs (territoires) qui recouvrent les parties du territoire occupées de longue date par les Russes ; * 4 okrougs (districts autonomes) constitués également sur une base ethnique, disposent d’une autonomie beaucoup plus faible et sont rattachés à une autre région ; * 2 villes d’importance fédérale, Moscou et Saint-Pétersbourg, avec leurs banlieues proches. Le Birobidjan garde un statut particulier : il avait été prévu par Staline comme une terre d’accueil des juifs d’URSS. Les sujets ont un pouvoir législatif encadré par la Constitution : les Républiques ont une Constitution tandis qu’on parle de statut pour les oblasts, kraïs, okrougs et villes. Chaque sujet dispose de 40 % des ressources fiscales collectées pour ses dépenses de fonctionnement et d’investissement.

Villes en Russie

Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l’État fédéral. Il existe 13 villes comptant plus d’un million d’habitants. D’ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moscou, Rostov-sur-le-Don, Nijni Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tcheliabinsk, Omsk et Novosibirsk.

Milieux naturels

Le territoire de la Russie est constitué majoritairement de vastes plaines où prédominent les steppes au sud, la forêt au nord et la toundra le long des rivages de l’océan Arctique. Les principaux massifs montagneux se situent le long de la frontière méridionale : ce sont le Caucase, dont le point dominant, le mont Elbrouz (5 642 mètres) est également le sommet le plus élevé d’Europe et les montagnes de l’Altaï. À l’est se trouvent le massif de Verkhoïansk et la chaîne de volcans de la presqu’île du Kamtchatka. L’Oural, qui sépare selon un axe nord-sud la Russie d’Europe de la Russie d’Asie, est un massif montagneux érodé riche en ressources minières. L’énorme ceinture forestière d’une largeur de 1 200 km en Russie d’Europe et de 2 000 km en Sibérie constitue la plus grande réserve forestière de la planète. Les surfaces cultivées présentent 8,9 % de la surface cultivable de la planète. Le littoral de la Russie a une longueur de 37 653 km : il s’étire essentiellement le long de l’océan Arctique et de l’océan Pacifique ; il comprend également de relativement petites portions de côtes sur la mer Baltique, la mer Noire et la mer Caspienne. Les principales îles et archipels comprennent en océan Arctique la Nouvelle-Zemble, l’archipel François-Joseph, l’archipel de Nouvelle-Sibérie, et dans le Pacifique l’île Sakhaline et l’archipel des Kouriles dont les îles les plus méridionales sont revendiquées par le Japon. Plus de 100 000 rivières arrosent la Russie dont certaines figurent parmi les plus importantes de la planète. La Volga, qui draine un bassin fluvial de 1,4 million de km², est le plus long fleuve d’Europe (3 350 km) et a joué un rôle majeur dans l’histoire du pays. Les grands fleuves sibériens figurent parmi les géants de la planète : ce sont l’Ienisseï (débit moyen 19 800 m3∙s-1), l’Ob, la Léna et l’Amour tous caractérisés par des débits énormes et des débâcles particulièrement violentes lorsque l’arrivée de l’été remet en mouvement les eaux prises dans les glaces. Les principales étendues d’eau sont le lac Baïkal, qui contient 20 % de l’eau douce lacustre de la planète, le lac Ladoga et le lac Onega.

Climat

Le climat de la Russie est continental. Plus de la moitié du pays est située au nord du 60° de latitude tandis que seule une faible partie se trouve au sud du 50° de latitude. Les montagnes qui ferment les frontières méridionales (Altaï...) empêchent la remontée des masses d’air chaud venues des régions plus méridionales ; par contre, les plaines qui dominent dans le nord du pays laissent pénétrer loin à l’intérieur des terres les masses d’air refroidies par l’océan Arctique. Il en résulte une température moyenne de -5,5 °C avec une grande amplitude thermique entre l’hiver et l’été. Dans pratiquement tout le pays, il n’existe que deux grandes saisons : l’hiver et l’été ; le printemps et l’automne sont généralement de très courte durée et le passage des températures les plus chaudes aux températures les plus froides est extrêmement rapide. Le mois le plus froid est janvier (février sur les côtes). Les températures hivernales vont en s’abaissant à la fois du sud au nord et de l’ouest à l’est (beaucoup plus continental) : on relève ainsi une température moyenne en février de −8°C à Saint-Pétersbourg située à l’extrême-ouest, −27°C dans les plaines de Sibérie occidentale, et −43°C à Iakoutsk située en Sibérie orientale à peu près à la latitude de Saint-Pétersbourg. Le record du froid est détenu par la ville de Verkhoïansk (-70°C relevé). Le vent du sud généré par l’anticyclone qui stationne en hiver sur la majeure partie de la Russie, réduit les différences de température entre les régions situées à des latitudes différentes. En été, le mois le plus chaud est généralement juillet (la température moyenne en Russie est de 20°C). Les températures peuvent être très élevées dans les régions continentales (jusqu’à 38°C au sud). L’amplitude des températures est généralement extrêmement élevée. L’été peut être très chaud et humide y compris en Sibérie. Une petite partie de la côte de la mer Noire près de Sotchi a un climat subtropical. Le climat continental limite fortement la pluviométrie. Si à l’ouest les précipitations annuelles sont de 600 mm dans les régions baltiques et de 525 mm à Moscou, elles tombent à 425 mm à Novossibirsk (en Sibérie). La durée de l’hiver, le froid intense et les variations brutales de température ont un énorme impact sur le mode de vie de la population et le fonctionnement de l’économie. Dans la partie la plus froide du pays, le sous-sol ne dégèle jamais : on parle de pergélisol (permafrost en anglais, merzlota en russe) ; l’eau stagne en surface et crée de gigantesques marécages - paysage récurrent de la Sibérie ; la présence du sous-sol gelé génère des contraintes très coûteuses sur le mode de construction des bâtiments et des infrastructures. Les grands fleuves sont généralement pris par les glaces d’octobre/novembre à avril/mai bloquant toute circulation fluviale ; au printemps, la débâcle des glaces entraîne souvent des inondations catastrophiques sur les plus grands fleuves sibériens.

Végétation

Du fait de sa taille, le pays présente de nombreux types de paysages parmi lesquels prédominent des étendues relativement plates couvertes selon la latitude de toundra, de taïga, de forêts ou de steppes. La Russie d’Europe, définie de manière arbitraire comme la partie du pays située à l’ouest de l’Oural, présente successivement en allant du nord au sud les paysages suivants : au nord la partie la plus froide est le règne de la toundra à laquelle succède en allant vers le sud les forêts de conifères, puis les forêts mixtes (feuillus et conifères), les prairies, et enfin la steppe semi-désertique (près de la mer Caspienne). Le changement de végétation suit celui du climat. La Sibérie - la partie située à l’est de l’Oural - présente la même succession de paysages mais c’est surtout la taïga, forêt plus ou moins clairsemée composée majoritairement de conifères, qui prédomine.

Histoire : Fin de l’URSS

Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en 1985 en prenant la tête du PCUS avec la volonté de réformer le régime pour combattre la stagnation économique et les reliquats du stalinisme, mais ses réformes donnent des résultats plutôt mitigés. La perestroïka (restructuration économique) n’a pas atteint les objectifs escomptés ayant aggravé les pénuries de biens de consommation et les inégalités sociales entrainant un mécontentement populaire, tandis qu’une démocratisation du régime, amorcée avec la glasnost (transparence), déclenche des conflits inter-ethniques et la montée des nationalismes, mal perçus par les Russes. En 1989, pour la première fois depuis le début de l’ère soviétique, des élections libres ont lieu, les partis politiques sont autorisés en 1990. Cette ouverture est surtout l’occasion pour les peuples des différentes nationalités composant l’URSS de manifester leurs souhaits de souveraineté. Vers 1991, un véritable dualisme du pouvoir s’installe au Kremlin - la puissance montante des structures étatiques russes libérées de la tutelle du PCUS, avec Boris Eltsine en tête, face aux organes du pouvoir soviétique et communiste, archaïque et conservateur, essayant en vain de freiner les réformes gorbatcheviennes et de préserver le système soviétique. Le 21 décembre 1991, le PCUS est dissous par Mikhaïl Gorbatchev et l’URSS s’effondre : les républiques qui la constituaient prennent leur indépendance, le CAEM (Conseil d'Assistance Economique Mutuelle) créé en 1949 et le pacte de varsovie (1955) ne sont plus. La Russie, qui en constitue le noyau historique, reprend de l’ancienne grande puissance mondiale les trois quarts de son territoire, plus de la moitié de sa population, les deux tiers de son industrie et la moitié de sa production agricole. Principale héritière de l’URSS, elle occupe désormais sa place dans les institutions internationales, dont le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, mais assume également le passif financier de l’ancienne URSS. Une union politique et économique, la CEI, est fondée en 1991 pour tenter de maintenir des liens privilégiés entre les pays issus de l’URSS.

Histoire : Effondrement et redressement économique

Le premier président de la nouvelle Russie, Boris Eltsine donne une inflexion apparemment libérale au régime. Le fonctionnement de la société russe qui a dû abandonner le socialisme est profondément bouleversé et mène à l’enrichissement d’une minorité (oligarques), au déclin de l’outil économique, à l’affaiblissement de l’État fédéral et à une chute catastrophique du niveau de vie des Russes. Au niveau économique, la planification dirigiste et centralisée de l’économie a été abandonnée sans transition au profit d’un mode de fonctionnement s’inspirant des thèses libérales des économistes de l’école de Chicago. Les moyens de production ont été en grande partie privatisés, dans des conditions souvent obscures. La réorganisation rapide de l’appareil économique combinée avec les effets de l’éclatement de l’URSS ont provoqué au cours des années 1990 un effondrement de l’économie, le PIB étant divisé par deux en quelques années, ainsi qu’une crise financière majeure en 1998, plongeant une grande partie de la population dans les difficultés (exceptée une infime minorité de nouveaux riches, surnommés nouveaux Russes). L’armée est de plus tenue en échec dans le conflit qui l’oppose aux séparatistes islamistes de Tchétchénie. Les élections de 1993 complètement libres se traduisent par une montée du courant nationaliste et le maintien d’un vote communiste important[réf. nécessaire]. Une nouvelle constitution, adoptée en décembre 1993, donne un tour plus présidentiel au régime. La période est également caractérisée par de grands mouvements de population entre les États composant l’URSS (population russe des États voisins se repliant en Russie, émigration des Russes de religion juive ou d’origine allemande, fuite des cerveaux) et au sein même de la Russie (abandon des campagnes et des zones les plus éloignées en Sibérie). Le désordre économique et politique se prolonge jusqu’en 1998 date à laquelle le système financier russe s’effondre : entre 1990 et 1998 le PIB aura chuté de 45 %. Le président russe sortant, Vladimir Poutine, porté au pouvoir en 2000, se donne pour objectif de rétablir le fonctionnement de l’État et de l’économie par le biais d’un régime présidentiel fort. Le nouveau président bénéficie de l’envolée du cours des matières premières dont la Russie est l’un des plus grands producteurs. Il lance des réformes structurelles visant entre autres à rétablir la « verticale des pouvoirs ». Les mesures ont été prises par ailleurs contre la fraude fiscale ce qui s’est traduit par l’arrestation de certains oligarques. Depuis 2000, la Russie connaît une croissance économique remarquable (croissance du PIB de 6 % en moyenne). Ce boom est porté par la montée en puissance du secteur tertiaire (banque, assurance, distribution) et la croissance de la consommation intérieure. Vladimir Poutine tente de redonner à la Russie un rôle de premier plan sur la scène internationale en profitant, entre autres, des déboires américains en Irak, et de renouer des liens privilégiés avec les anciennes républiques composant l’URSS en maniant alternativement la manière forte (Biélorussie, Ukraine) et une approche plus diplomatique.

Religions

* Chrétiens orthodoxes : 56,4 % (incluant les Vieux-croyants), dont se disent pratiquants 15%.
* Musulmans : 8 à 15 % entre 11 et 22 millions[17] [18] (principalement sunnites).
* Arméniens : 0,8 %.
* Bouddhistes : 2 % (essentiellement de tradition tibétaine).
* Chrétiens catholiques romains et byzantins : 1 %.
* Chrétiens protestants : 9 % (principalement luthériens et baptistes).
* Juifs : 2 % (incluant les orthodoxes et hassidiques).

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an Новый год
7 janvier Noël (orthodoxe) Рождество Христово
13 janvier Nouvel an « ancien » (julien) Старый новый год non férié
23 février Fête du Défenseur de la Patrie День Защитника Отечества ancienne Fête de l’Armée rouge, aujourd’hui fête des hommes, jour férié
8 mars Journée internationale des femmes Международный женский день
1er mai Fête du printemps et du travail (le Pervomaï) Праздник весны и труда (Первомай)
9 mai Fête de la victoire de la Grande guerre patriotique (1941-1945) День Победы в Великой Отечественной войне Célébrée le 9 mai à cause de la différence de fuseau horaire entre Berlin et Moscou (la capitulation nazie eut lieu dans la nuit à Berlin).
12 juin Jour de Russie (Fête de la Souveraineté de la Fédération de Russie) День России (День суверенитета РФ) Le 12 juin 1990, le Parlement russe démocratiquement élu proclama l’indépendance de la Russie vis-à-vis de l’Union soviétique.
4 novembre Fête de l’unité nationale День национального единства
7 novembre Fête de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution russe 1917) День согласия и примирения non férié
12 décembre Jour de Constitution День Конституции non férié depuis 2005
Outre ces jours fériés, il existe un grand nombre de fêtes de corporations (Профессиональные праздники). Ces jours ne sont pas chômés, mais les plus importants sont célébrés officiellement (12 avril : jour de la cosmonautique ; 28 mai : jour des gardes-frontières ; 5 octobre : jour des enseignants ; 10 novembre : jour de la police…).




Source : Wikipedia